Georges Brassaï, celui que Henri Miller surnommait "l'oeil de Paris", est surtout connu pour ses clichés du Paris nocturne de l'entre-deux-guerres. Ce volet intemporel de l'oeuvre de l'artiste ne constitue pourtant qu'une facette des multiples domaines de création auxquels il s'adonna. Brassaï était sculpteur, écrivain, cinéaste, photographe de "banalités". C'est à ce titre que les poètes Camille Bryen et Alain Geerbrant le sollicitèrent pour illustrer une partie de l'anthologie qu'ils consacrèrent à la Poésie Naturelle, faite "par Tous" et "par Tout". Plusieurs des épreuves originales figurent dans cet ouvrage, dont une représentation des "cuirs pour semelles de cordonnier" qui accompagnait une lettre de Gaston Chaissac. La maison que j'habite, titre de l'ouvrage, est emprunté à celui d'une photographie qui introduit en 1934 dans Le Minotaure la déclaration d'André Breton sur "la beauté convulsive". C'est donc un regard insolite sur le parcours artistique de l'un des plus grands photographes du XXe siècle.
Exposition au musée des Beaux-Arts de Nantes du 25 septembre 2009 au 4 janvier 2010.
- ISBN : 9782757203286
- Titre : Brassaï, la maison que j'habite
- Auteur : COLLECTIF
- Editeur : AIMERY SOMOGY EDITIONS
- Collection : COEDITION ET MU
- Présentation : Broché
- Epaisseur : 9
- Largeur : 204
- Hauteur : 251
- Poids : 0.41Kg